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À Propos de Nils Aziosmanoff

Président du Cube, centre de création numérique Biographie complète

Éditorial « Tous créateurs ! »

Éditorial « Tous créateurs ! »

Depuis l’aube des temps, la création artistique explore le réel pour le mettre en récit, le projetant dans l’imaginaire collectif telles les ombres dans la caverne de Platon. Mais à l’ère des intelligences artificielles, une rupture sans précédent s’annonce : le réel tout entier est en passe d’être investi et modifié. En fusionnant avec le numérique, il va devenir à la fois l’objet et le support de nos représentations.

Quel Sens ?

Quel Sens ?

Tout comme les réseaux routiers ont favorisé l’essor de l’économie au siècle dernier en fluidifiant les échanges de biens matériels, les infrastructures réseaux augmentent la circulation des données numériques qui suscitent des innovations dans tous les domaines. La sphère publique investit donc massivement dans les infostructures au motif qu’elles constituent les nouvelles externalités positives du monde connecté. Mais cette vision se heurte toutefois aux particularités du monde digital.

Responsabilité

Responsabilité

Tandis que l’humanité croît au rythme d’un million d’individus supplémentaires chaque semaine, le réchauffement climatique détruit massivement la biodiversité et réduit un peu plus chaque année les terres cultivables. Il nous faut d’urgence repenser notre lien à la nature et trouver des solutions pour les générations futures. Le monde industriel mise sur une augmentation de la production grâce aux nouvelles technologies.

Refondation

Refondation

L’humanité est aujourd’hui face au plus grand paradoxe de son histoire : elle est tout autant au seuil de son immortalité que de sa disparition. D’un côté, les progrès exponentiels des technologies du vivant pourraient lui livrer les clés de l’éternité, de l’autre, le réchauffement climatique pourrait la conduire à l’anéantissement.

Révolution positive

Révolution positive

Tout comme la construction du chemin de fer a permis l’essor de l’économie industrielle au siècle dernier, les plateformes numériques constituent aujourd’hui des externalités positives d’emprise planétaire. En s’adressant directement à des milliards d’individus, elles créent des gains d’opportunité à un niveau encore jamais atteint. Mais leur déploiement nécessite de gigantesques investissements en amont.

Agir !

Agir !

Issues de la révolution numérique, deux puissantes forces oeuvrent aux transformations du monde : « les machines qui pensent » et « l’énergie créative de la multitude ». La première nous augmente de capacités nouvelles et nous libère de nombreuses tâches : intelligence artificielle, objets connectés, big data, réalité augmentée ou robotique nous secondent déjà dans de nombreux domaines. La deuxième mobilise notre participation et notre créativité : production contributive…

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D’ici la fin du siècle, l’humain deviendra omniscient, ubiquitaire et immortel. Après un voyage de deux cent mille ans, l’homo sapiens s’apprête à rencontrer son successeur dans la grande chaîne de l’évolution. Bientôt doté d’un accès permanent à l’ensemble du savoir planétaire, présent en tout lieu et capable d’agir à distance grâce à ses multiples extensions, l’homo numericus aura une espérance de vie de 1000 ans. Cette vision de science fiction deviendra bientôt réalité grâce à…

Créativité !

Créativité !

Deux puissantes forces œuvrent de concert à la transformation du monde. D’un côté, le progrès foudroyant des sciences et des technologies décuplé par l’apport des machines pensantes, de l’autre, les vagues d’initiatives citoyennes portées par les dynamiques de réseau et de co créativité. Imbriquées l’une à l’autre, ces deux forces accélèrent les mutations de la société tout en répondant à des aspirations parfois opposées. De cette tension fertile un futur est à naître.

Vers quelle humanité?

Vers quelle humanité?

« La révolution numérique est terminée, le numérique a gagné ! » Partie des quatre coins du globe, cette rumeur se propage sur la toile. Elle claque comme l’étendard victorieux du monde qui vient. Savamment mise en scène par la société du spectacle, une florissante décennie d’innovation technologique en a préparé l’avènement : le futur vient prendre possession du présent. Prêt à investir l’après, l’imaginaire collectif s’émerveille des prouesses du progrès.

La confiance à l’ère du numérique

La confiance à l’ère du numérique

Le monde est plat et il n’a plus de centre. Voyageurs immobiles, nous traversons l’horizon via nos écrans, nouveaux véhicules de la multitude connectée. En peignant sa Corbeille de pommes vue sous différents angles à la fois, Paul Cézanne exprimait déjà un monde multidimensionnel en gestation. Un siècle plus tard, la proximité numérique lui donne raison : elle diffracte l’espace et combine les perspectives. Un nouveau territoire hybride s’ouvre, à la croisée du monde physique et de la sphère virtuelle…

Territoires numériques, nouvelles cités de l’utopie?

Territoires numériques, nouvelles cités de l’utopie?

Notre civilisation de l’Homo Urbanus s’organise au sein d’immenses cités qui abriteront bientôt 70% de la population mondiale. Six milliards d’individus devront y partager les ressources limitées de la planète. Dans le même temps, l’espace dématérialisé de la sphère virtuelle poursuit son hybridation avec le territoire physique.

Le numérique est-il une chance pour construire une société de l’empathie ?

Le numérique est-il une chance pour construire une société de l’empathie ?

Dans son dernier ouvrage « Une nouvelle conscience pour un monde en crise – vers une civilisation de l’empathie », l’économiste américain Jeremy Rifkin nous invite à repenser la société dans une approche aussi radicalement nouvelle qu’a pu l’être celle des philosophes des Lumières en leur temps. Il place l’empathie au cœur de ce projet, comme vecteur d’une nouvelle conscience biosphérique.