Éthique, idéologie et connaissance scientifique de la nature : pour un compagnonnage critique

Introduction : des actions anciennes, des questionnements récents
Comme toute espèce vivante, l’homme a depuis toujours modifié son environnement pour améliorer ses conditions de vie. Nous bénéficions d’ailleurs aujourd’hui de certaines de ses interventions : nous admirons la biodiversité de la Camargue, des Dombes ou du marais poitevin alors que ces milieux « naturels » ont été entièrement façonnés par l’homme.

Cependant, la révolution industrielle a marqué un tournant dans l’ampleur de ces interventions de l’homme sur la nature. Désormais, l’ensemble de la biosphère est sous l’influence des activités humaines. Cette réalité a conduit à l’émergence des mouvements de protection de la nature, ainsi qu’à une réflexion sur les fondements éthiques de ces actions humaines : avons-nous « tous les droits » dans nos interventions ? Ne devons-nous pas en analyser les conséquences à plus ou moins long terme, tant pour notre espèce que pour l’ensemble de la biodiversité et en déduire des attitudes de modération, voire de précaution ? Les principes que notre espèce avait forgés au cours des siècles pour considérer comme « bonnes » nos actions vis-à-vis de nos semblables, sont-ils pertinents, et suffisants, pour s’appliquer aux autres espèces vivantes ?

De tels questionnements amènent rapidement à nous interroger sur ce que nous savons de cette nature désormais placée sous notre dépendance. En effet, alors que nous avons accès à une connaissance directe, personnelle, sensible à des attentes, désirs et besoins des êtres humains, il n’en est pas de même pour la nature. Nous pouvons, certes, avoir des expériences sensorielles, esthétiques nous reliant à certains éléments de cette nature : les éleveurs peuvent par exemple revendiquer à juste titre une certaine connaissance des besoins de leurs animaux et des facteurs conditionnant leur bien-être. Mais, dans la plupart des cas, nous avons à mobiliser d’autres sources de connaissance, en particulier la science, pour comprendre en quoi nos actions vont influer sur la nature. Pour ne prendre qu’un exemple, comprendre que le dérangement pendant l’hiver d’une colonie de chauve-souris va les conduire à consommer, en quelques heures, l’équivalent d’un mois des réserves énergétiques nécessaires à leur hibernation, et donc affecter fortement leur survie, n’a rien d’intuitif.

La science se retrouve donc en situation de « médiatrice » entre la nature et l’élaboration de notre éthique et c’est cette médiation, et ses difficultés, que nous nous proposons d’analyser dans cet article.

Une brève histoire des « re-présentations » de la nature
Depuis que la science a entrepris de comprendre la « nature » au sens large, de l’univers à la vie sur notre petite planète, tant dans son organisation que dans ses processus, et de nous la « re-présenter », de nombreuses évolutions, voire révolutions, ont marqué cette représentation de la nature.

Certaines d’entre elles, comme la mise en évidence de la dérive des continents, ont été admises sans controverses majeures, dès lors qu’elles faisaient l’objet d’un consensus au sein de la communauté scientifique. Mais, dans de nombreux cas, ces re-présentations scientifiques ont donné lieu à des débats, voire à des affrontements, dès lors qu’elles allaient à l’encontre d’autres sources de connaissances, issues de l’interprétation de diverses « révélations » religieuses ou, plus récemment, de diverses idéologies1. La « révolution copernicienne », qui mettait fin à la représentation d’un univers dont notre planète serait le centre, et qu’a illustré le fameux procès de Galilée, est sans doute l’exemple le plus emblématique de ces conflits. On peut citer également les découvertes étonnantes – au sens premier du terme – de Buffon sur l’âge de la Terre, très largement supérieures aux 6000 ans bibliques2, ou sur l’existence d’espèces disparues, même si leur auteur n’a énoncé ses conclusions qu’avec une grande prudence et n’a finalement pas été condamné par la Sorbonne. On peut évoquer aussi dans ce registre, au vingtième siècle, la dénonciation par Staline (et son émule Lyssenko) de la génétique « bourgeoise »3 ou la promotion par Hitler de la « Deutsche physik », opposée aux théories de la relativité.

Ces débats ont été particulièrement violents lorsque ces représentations scientifiques apparaissaient de nature à remettre en cause certains fondements éthiques des comportements de nos sociétés, associés à notre conception de la place de l’homme, ou de certains d’entre eux, au sein de la biosphère. Ainsi, l’émergence du « transformisme » dès le début du 19ème siècle a d’emblée rencontré de fortes oppositions : pour s’opposer aux thèses de Lamarck et expliquer l’existence d’espèces disparues, son collègue Cuvier – qui fut également ministre de l’intérieur – a imaginé l’hypothèse de déluges successifs, éliminant ces espèces et suivies d’autant de créations. Le débat a culminé avec Darwin et son explication de l’origine des espèces et, en particulier, de la nôtre. Proposer de considérer d’autres espèces de primates comme nos apparentés et remettre ainsi en cause le caractère unique de nos origines, ne pouvait qu’ébranler les fondements de notre conception de l’homme « maître et dominateur » de la nature, et toutes les conséquences qui en résultaient4. On peut citer aussi la démonstration de l’égale contribution de l’homme et de la femme au patrimoine génétique de leurs enfants, alors que certains ne voyaient dans la femme qu’un « incubateur » de la semence masculine (l’image de la « petite graine » perdure d’ailleurs) ou la réfutation par la biologie moléculaire d’une conception de l’humanité en « races » homogènes et fortement différenciées les unes des autres.

Si l’on considère le 20ème siècle et les fondements des politiques de la nature, on observe également que les pionniers des politiques de protection de la nature ont souvent puisé dans les concepts de l’écologie naissante (notion de stabilité et d’équilibre des écosystèmes, caractère négatif des perturbations, en particulier de l’homme) des arguments pour fonder leur éthique de la nature. Ainsi, Aldo Leopold, forestier américain considéré comme un des fondateurs de l’éthique environnementale5, a-t-il proposé en 1949 la maxime « Une chose est juste lorsqu’elle tend à préserver l’intégrité, la stabilité et la beauté de la communauté biotique. Elle est injuste lorsqu’elle tend à l’inverse ».

De ce fait, l’évolution de ces concepts (caractère contingent et évolutif des écosystèmes et rôle du hasard dans ces évolutions, rôle positif des perturbations intermédiaires dans la dynamique de la biodiversité…) a profondément interpellé certains fondateurs de ces politiques, fondées principalement sur la « mise à l’abri » d’espèces ou de milieux pour les soustraire à l’action de l’homme et préserver ou leurs permettre de retrouver leur équilibre. Pour s’adapter à ces nouveaux concepts, certains, comme Baird Callicott, autre écologiste américain, ont proposé de reformuler la maxime de Leopold en énonçant en 2010 que « Une chose est juste quand elle tend à perturber la communauté biotique sur une échelle de temps et d’espace normale. Elle est mauvaise quand il en va autrement »6. Mais d’autres, comme nous le verrons, ont adopté une attitude plus radicale.

Les relations entre progrès des connaissances et éthiques de la nature sont donc loin de constituer un « long fleuve tranquille » : notre histoire est émaillée d’oppositions entre l’éthique (ce qui « doit être ») et la connaissance (ce qui « est »). Comme tout médiateur, la science est l’objet de suspicions, illustrant l’adage italien « traduttore traditore » (le traducteur est un traître).

Petite typologie des regards sur la science
Plus précisément, si l’on analyse les différents exemples évoqués précédemment, on peut identifier trois types de positionnement.

Le premier consiste à affirmer l’autonomie et la prééminence de l’éthique, où plutôt ici de l’idéologie, et de considérer que « ce qui doit être est », autrement dit de réfuter certaines connaissances scientifiques au simple motif de leur non-conformité avec « ce qui doit être ». Cette attitude a traversé les âges, du procès de Galilée à celui de Vavilov7, de la Deutsche Physik aux divers créationnismes actuels qui dénoncent l’évolution comme « impie ».

La seconde attitude s’inscrit dans la même mouvance, mais selon un mode « mineur ». Elle consiste à dénoncer les connaissances scientifiques comme n’étant pas de la « vraie » science, car étant influencée, voire contaminée par des idéologies, des influences politiques, des intérêts personnels… On la retrouve parfois dans les exemples précédents mais aussi dans la dénonciation par certains écologistes d’une vision d’une nature instable, aux évolutions parfois chaotiques et du rôle positif des perturbations. Ainsi, Donald Worster, historien américain de l’écologie a vu dans ces avancées de la science, qui lui semblaient une menace pour l’éthique de la nature, une simple transposition à la nature du modèle des sociétés industrielles capitalistes, qui vivent dans un désordre permanent et qui voit dans la stabilité un risque de stagnation, voire l’amorce d’une récession8. Mais ce mode de dénonciation constitue aussi l’angle d’attaque des climato-sceptiques (la critique du GIEC comme instance « bureaucratique ») et de divers marchands de doute vis-à-vis de l’importance d’enjeux sanitaires ou environnementaux comme les méfaits du tabac ou de l’amiante9.

A l’inverse, une troisième attitude consiste à inféoder l’éthique à la science et à affirmer que « ce qui est doit être », quitte d’ailleurs à sur-interpréter les connaissances du moment sur « ce qui est » pour mieux imposer cette idéologie. Là aussi, les exemples parsèment notre histoire. On peut citer le darwinisme social, qui justifiait opportunément les inégalités de la société industrielle naissante comme conforme à la loi naturelle de la « lutte pour la vie », ou l’utilisation de la sociobiologie (théorie évolutive des comportements, notamment de l’altruisme), pour justifier une attitude de préservation prioritaire de notre patrimoine génétique ou de celui de nos apparentés10. Pour revenir à la protection de la nature, on retrouve cette attitude chez certains fondateurs de l’écologie politique, qui ont cherché à s’imposer dans le jeu politique en s’affirmant détenteurs d’une sorte de « révélation » extérieure (le mythe platonicien de la « caverne »), d’une connaissance de « Lois de la nature » permettant de présenter ses positions comme « indiscutables » (voir sur ce point les analyses de Bruno Latour11 ).

Quel positionnement pour demain ?
On voit bien les limites philosophiques, mais aussi politiques, de ces attitudes extrêmes. Utiliser l’éthique et, surtout, les idéologies comme critère de « véracité » de la science, c’est s’enfermer dans des positions statiques qui risquent de se révéler intenables à plus ou moins long terme : on ne peut indéfiniment prétendre que la Terre est au centre de l’univers ou qu’elle n’a que 6000 ans. Prétendre fonder « logiquement » l’éthique sur la science, c’est paradoxalement courir le même risque, à savoir d’être déstabilisé par l’évolution des connaissances, comme l’abandon progressif de la notion de stabilité des écosystèmes non perturbés.

Il convient donc d’explorer la voie étroite d’une relation dynamique entre science et éthique, entre ceux qui disent « ce qui est bien » et ceux qui énoncent « ce qui est vrai ». Dans ce dialogue, les deux « parties » devront à la fois revendiquer leur autonomie et affirmer leur volonté d’être à l’écoute des évolutions de l’autre, mais aussi leur capacité critique vis-à-vis de ces évolutions. Nous ne poserons ici que quelques jalons sur ce chemin12.

Tout d’abord, il convient de ne pas refuser la mise en évidence de certaines contingences dans l’élaboration et, surtout, dans la formulation des connaissances. Même si elle est mue par un idéal d’objectivité13, la science est une construction humaine et ne peut donc échapper aux influences de la société dans laquelle elle s’élabore. Ainsi, on constate actuellement que, après une période où l’on insistait beaucoup sur les phénomènes de compétition (alimentaire, sexuelle…) entre les individus d’une espèce, on souligne aujourd’hui l’importance des comportements de collaboration et d’entraide. Cette évolution apparaît en partie reliée à l’augmentation du nombre de femmes parmi les naturalistes, comme le montre l’exemple des études sur les grands singes14. Une telle observation n’invalide pas les observations réalisées mais invite à les considérer avec une certaine distance critique. Il ne s’agit donc pas de s’inscrire dans un courant relativiste considérant les connaissances scientifiques comme des « opinions » mais de proposer à la science un « miroir critique » l’incitant à vérifier l’objectivité des connaissances qu’elle propose.

Le second jalon que nous proposons est de diversifier les fondements de l’éthique environnementale, en n’hésitant pas à mobiliser aussi notre approche sensible, nos sentiments d’empathie, d’admiration, voire de respect vis-à-vis de la nature. On observe d’ailleurs que, dans la maxime précédemment citée d’Arno Leopold, figure une référence explicite à la préservation de la beauté comme critère d’un comportement juste. Cette approche sensible peut être spontanée, comme celle que l’on observe chez de jeunes enfants découvrant un animal domestique. Elle peut aussi s’alimenter du discours de la science sur notre parenté plus ou moins lointaine avec l’ensemble des êtres vivants. De même que le fait de découvrir après quelques minutes de conversation qu’une personne que nous ne connaissions pas est un lointain cousin change immédiatement la nature de nos échanges, ce sentiment de partager avec les êtres vivants d’aujourd’hui une histoire et des ancêtres communs peut nourrir une éthique de solidarité avec eux, en particulier pour affronter un avenir qui nous est également commun.

Enfin, il nous semble intéressant d’explorer la portée de la pensée humaniste et la pertinence de ses valeurs dans le monde de demain tel que nous pouvons nous le représenter, à savoir une petite planète chaude et densément peuplée où la dépendance mutuelle entre notre espèce et la « nature » sera sans doute encore plus forte qu’aujourd’hui. De même que notre humanisme d’aujourd’hui s’est peu à peu défini en élargissant son champ à l’ensemble de l’humanité – sa version initiale était quelque peu sexiste et s’accommodait de l’esclavage – c’est à un nouvel élargissement que nous appelons.

Deux volets complémentaires pourraient caractériser cet humanisme « élargi ». Le premier est celui des générations futures et de nos responsabilités vis-à-vis d’elles. On reconnaît là l’une des approches de la notion de développement durable qui, si elle est souvent admise dans son principe, est loin de se traduire dans les faits, comme le montre les difficultés actuelles à lutter vraiment contre les dérèglements climatiques à venir. Le second volet concerne la nature du patrimoine (ou du « capital ») que nous souhaitons transmettre à ces générations. Si la volonté de transmettre un patrimoine matériel ou culturel à leurs enfants habite depuis longtemps beaucoup d’humains, l’importance de transmettre également ce bien commun que constitue le patrimoine naturel et, en particulier, la biodiversité est beaucoup moins perçue.

Peut-être avons-nous considéré que cette transmission allait de soi, et que les usages que nous en faisions n’étaient pas susceptibles de l’amoindrir, du fait du caractère renouvelable des ressources vivantes ? Peut-être avons-nous cru que les générations futures seraient moins dépendantes que la nôtre de ce patrimoine naturel, du fait du progrès des technologies ? Quoiqu’il en soit, ces considérations lénifiantes ne sont plus de mise : un humanisme « élargi » nous oblige à transmettre ce patrimoine précieux tel que nous l’avons reçu, et même en l’ayant enrichi, au même titre que nous cherchons à le faire pour les patrimoines matériels ou culturels.

  1. Dans ce texte, nous utilisons le terme idéologie pour désigner un ensemble d’idées, de croyances et de principes propres à un groupe et orientant son action, sans aucune connotation péjorative. Nous utilisons éthique pour désigner un ensemble similaire mais propre à un individu et qui l’amène à définir en quoi son action est « bonne ». Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges-Louis_Leclerc_de_Buffon et http://a.foucault.free.fr/buffon.htm []
  2. Buffon l’avait évalué à plus de 100.000 ans et avait même envisagé, sans le publier, un âge de 3 millions d’années. []
  3. Le biologiste soviétique Trofim Lyssenko avait développé dans les années trente une théorie « prolétarienne », qui prétendait que l’on pouvait « éduquer » les plantes en les exposant à des variations de l’environnement. Voir l’article « Lyssenkisme » dans Wikipedia. []
  4. Voir par exemple le fameux « Procès du Singe » intenté aux USA en 1925 à un professeur de sciences naturelles pour avoir enseigné à ses élèves que « l’homme descend du singe ». Voir http://www.scienceshumaines.com/le-proces-du-singe-la-bible-contre-darwin_fr_14653.html []
  5. Voir Larrère C. et Larrère R., 1997. Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l’environnement, Ed. Aubier, Paris. []
  6. Cité par Catherine Larrère, 2016. Philosophie de l’environnement : l’écologie a-t-elle des implications morales ? In Humanités environnementales (sous la direction de Guillaume Blanc, Elise Demeulenaere et Wolf Feuerhahn). Ed Publications de la Sorbonne, Paris (à paraître). []
  7. Vavilov était un botaniste russe qui a été un pionnier de l’étude de la diversité génétique des plantes cultivées. Il fut dénoncé par Lyssenko (voir plus haut) comme défenseur d’une « pseudoscience bourgeoise » et mourut en prison en 1943. []
  8. Voir C. Larrère, 2015. Op. cit. []
  9. Voir par exemple Oreskes N. et Conway E., 2012. Les marchands de doute. Ed. Le pommier, Paris. []
  10. Voir sur ce sujet l’analyse de Jérôme Ravat (2007) « Relativismes, universalisme est réalisme en morale. Approches naturalistes », Tracés. Revue de Sciences humaines, 12 (en ligne). http://traces.revues.org/197; DOI : 10.4000/traces.197 []
  11. Bruno Latour, 1999. Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie. Paris, Éd. La Découverte. []
  12. Parmi les articles et ouvrages ayant exploré ces questions voir en particulier Blandin P., 2009. De la protection de la nature au pilotage de la biodiversité, Ed. Quae, Paris ; Lucie Sauvé et Yves Girault, 2014. Les enjeux éthiques des politiques publiques en matière d’environnement. Éthique publique [En ligne], vol. 16, n° 1 | 2014, URL : http://ethiquepublique.revues.org/1411; Larrère C. et Larrère R., 2015. Penser et agir avec la nature. Une enquête philosophique. Ed La découverte. Paris. 323 p. []
  13. Au sens de l’indépendance vis-à-vis du sujet qui élabore ces connaissances, autrement dit de la possibilité que tout être humain puisse répéter les observations et parvenir aux mêmes conclusions. []
  14. Voir http://www.levif.be/actualite/sciences/la-femme-et-l-avenir-du-singe/article-normal-163661.html []

À Propos de Bernard Chevassus-au-Louis

Président de l'association Humanité et Biodiversité. Normalien, biologiste, docteur en sciences, Bernard Chevassus-au-Louis est président de « Humanité et Biodiversité », une association reconnue d’utilité publique par le Ministère de l’Ecologie. Ancien inspecteur général de l’Agriculture et membre du CGAAER (Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux), Bernard Chevassus-au-Louis a réalisé sa carrière de recherche dans le domaine de l’aquaculture à l’INRA dont il a été directeur général. Ancien président du Muséum national d’histoire naturelle et du Conseil d’administration de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), Bernard Chevassus-au-Louis a également été vice-président de la CGB (Commission du Génie Biomoléculaire), président du conseil scientifique du CIRAD, président du Conseil scientifique de l’agence de l’eau Seine-Normandie, et a présidé le groupe de travail du Centre d’analyse stratégique sur la valeur économique de la biodiversité. Il est membre des académies françaises des technologies, de l’eau et de l’académie royale de Belgique. Dernier ouvrage paru : La biodiversité, c’est maintenant, Éditions de l’Aube, Paris, 2013.

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