Le numérique est-il une chance pour construire une société de l’empathie ?

Dans son dernier ouvrage « Une nouvelle conscience pour un monde en crise – vers une civilisation de l’empathie », l’économiste américain Jeremy Rifkin nous invite à repenser la société dans une approche aussi radicalement nouvelle qu’a pu l’être celle des philosophes des Lumières en leur temps. Il place l’empathie au cœur de ce projet, comme vecteur d’une nouvelle conscience biosphérique.
Mais le psychiatre et psychologue Serge Tisseron, dans son ouvrage « L’empathie au cœur du jeu social », pointe notre faculté à renoncer si facilement à l’empathie alors qu’elle est si profondément enracinée en nous. D’où viennent donc les forces qui nous en éloignent ?
Comment réveiller l’empathie pour penser global et agir local, et pour qu’émerge une conscience collective qui seule, selon Rifkin, peut nous permettre de relever les grands défis à venir ?
Les nouvelles technologies peuvent peut être nous y aider, en suscitant de nouvelles dynamiques d’interaction sociale, de mutualisation des connaissances, de mémoire collective, d’expression participative… Mais elles peuvent aussi nous rendre plus égoïstes, indifférents et isolés dans les virtualités d’une société de l’image ou relation rime souvent avec consommation.
Le numérique est-il une chance pour construire une société de l’empathie ? Comment ? La Revue du Cube vous invite à répondre à cette question.

There are 2 comments

  1. Eric

    Intéressante interrogation. Qu’est elle devenu depuis votre article ? Pouvez vous m’indiquer des espaces non privés où l’intelligence collective numérisé s’est activée autour de ce thème. Je profite de ce commentaire pour vous souhaiter ainsi qu’aux contributeurs une bonne année 2.0.13 🙂

  2. aziosmanoff nils

    L’empathie crée un nouvel espace social, le miroir géant qu’est Internet nous renvoie en temps réel la météo émotionnelle du monde. Ses « dérèglements climatiques » nous imposent de trouver le chemin d’une haute qualité de l’être (HQE).
    Je vous recommande le livre de Patrick Viveret « La cause humaine – du bon usage de la fin d’un monde » Eds Les liens qui Libèrent.
    Merci pour vos voeux, très belle année à vous également, et merci de suivre la Revue du Cube 🙂

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