(R)ÉVOLUTIONs POSITIVEs

On pourrait trouver paradoxale la thématique de la révolution positive dans un environnement médiatique marqué par l’horreur et une vie qui semble chaque jour plus difficile pour un nombre croissant de citoyens… En fait, ce sont deux polarités qui se sont chacune “radicalisée”, d’où ce concept de révolution, car c’est bien une force en mouvement, engagée et résolue. De même que l’optimisme s’oppose au pessimisme, l’engagement des forces positives s’est accéléré en même temps que celui des forces opposées, dans une arithmétique quasi-mathématique. Ces deux forces ne sont pas en conflit l’une avec l’autre, elles sont les deux extrémités d’un même fil qui s’est tendu de manière exponentielle, suivant la même fameuse courbe de l’accélération technologique, du climat et des émissions de CO2, de l’accroissement de la démographie et des inégalités.

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Ces courbes nous indiquent une tendance et un mouvement : quelque chose va bientôt se passer, ou est déjà en train de se passer, et il y aura un avant et un après, un de ceux qui font l’histoire. Une révolution ? Sans aucun doute. Et chacun participe à ce mouvement en choisissant résolument de quel côté faire pencher la balance. La réalité n’est certes pas manichéenne et évidemment très contrastée. Il ne s’agit pas là d’analyser les différents scenarii prospectifs mais de réfléchir à son positionnement personnel pour évaluer son impact et se comporter et agir en connaissance de cause.

Avoir un impact positif, ce n’est pas simplement avoir le moins d’impact négatif possible. L’urgence a tellement été dépassée qu’il s’agit aujourd’hui de compenser les impacts de notre héritage. Cela induit des changements tellement radicaux que le terme de révolution n’est pas trop fort. Bonne nouvelle, cette révolution porte bien son nom car elle porte dans sa forme et sa finalité, des systèmes beaucoup plus équilibrés et justes pour chacun d’entre nous, une organisation symbiotique pour reprendre le terme d’Isabelle Delannoy. Les exemples sont chaque jour plus nombreux, de bâtiments qui produisent plus d’énergie, de nourriture qu’ils n’en consomment, des villes intelligentes qui optimisent l’énergie et décuplent les liens sociaux, des organisations locales qui proposent un nouveau rapport à la production industrielle, au travail, à l’éducation… Des milliers d’initiatives un peu partout dans le monde, qui chacune n’a pas la prétention de le changer, mais simplement d’œuvrer positivement à petite échelle. En prenant un peu de recul, on s’aperçoit que ces initiatives ne sont pas du tout anecdotiques. En France, la Fondation Nicolas Hulot regroupe un certain nombre de ces initiatives sur le site MyPositiveImpact.org, pour permettre de les faire connaître. Des médias d’un nouveau genre apparaissent sous la bannière de l’Impact Journalism, une sorte de journalisme des bonnes nouvelles. En France encore, la revue WeDemain recense tous ces projets et énergies qui, chaque jour, font un peu plus pencher la balance vers le meilleur.

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En Amérique centrale, plusieurs pays viennent d’annoncer utiliser 100% d’énergies renouvelables. La Chine a tellement investi dans les énergies renouvelables qu’en 2014, pour la première fois depuis qu’elles sont mesurées, les émissions de gaz à effet de serre ont stagné à l’échelle mondiale. C’est une tendance lourde qui n’occulte pas les gigantesques défis auxquels nous faisons face et l’urgence, encore une fois, est déjà derrière nous. C’est donc animé de cette double polarité de conscience des enjeux et de la faillite généralisée des modèles traditionnels, de ce qu’on peut déjà appeler le monde d’hier et les formidables opportunités de sortie par le haut, entre résilience, créativité et définition d’un nouveau rapport au monde et à l’humanité.

À titre personnel, c’est en pleine conscience que j’ai choisi d’accompagner humblement ce mouvement en créant Elyx et en partageant ses images positives sur les réseaux. Elyx est l’expression du regard d’enfant qui sommeille en chacun d’entre nous, qui le relie au merveilleux et la poésie du monde. Le but de ce projet est totalement inclusif, chacun peut se sentir concerné car il ne vise personne en particulier : faire sourire est son but, faire corps autour de ce qui s’active consciemment ou inconsciemment lorsqu’on sourit. L’espace d’expression d’Elyx, c’est la ville, le réel, le quotidien mais aussi et surtout les réseaux sociaux.

Le maillage informationnel d’Internet est en effet, lui aussi, pris dans cette polarité entre le pire et le meilleur. Et d’ailleurs, il participe des deux mouvements. Son côté positif est l’incroyable fluide qu’il génère entre les cellules de l’humanité pour en faire un tout, partage des expériences, viralisation de l’éducation, dématérialisation de la valeur, économie émotionnelle… Encore une fois, c’est en pleine conscience des dangers et des dérives que, résolument, on peut choisir de faire pencher la balance en utilisant le potentiel emphatique, partager une pensée positive, inspirer, rêver et finalement construire ensemble.

Chacun a entre ses mains une capacité de décision et d’action. L’impact est réel. À chacun de prendre le temps de réfléchir à la manière d’accompagner ou non ce mouvement, en toute bienveillance et pleine conscience de sa responsabilité et de son empreinte sur le monde. La révolution positive commence par une prise de conscience individuelle, un état des lieux de son impact sur le monde, une réflexion à mener sur ses capacités de changement et in fine, découvrir que ce qui est bon pour soi, est ce qui est bon pour la communauté et vice versa.

Yacine Aït Kaci

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