Roland Cahen

Né à Paris en 1958, Roland Cahen est compositeur électroacoustique, designer sonore et enseignant-chercheur responsable du studio de création et de design sonore de l’ENSCI les Ateliers.

Entre 1975 et 1979, il a participé et animé les ateliers musicaux de Radio France.
Il a étudié dans la classe de Pierre Schaeffer et Guy Reibel au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris de 1977 à 1980 et fait un stage au sein du Groupe de Recherche Musical (INA/GRM). Il a également suivi des cours de pratique théâtrale avec notamment Daniel Mesguish et Gérald Robard.

En 1992, il a obtenu le Certificat d’Aptitude (CA) de composition électroacoustique (Diplôme supérieur d’enseignant pour les établissements du Ministère de la Culture : conservatoires, écoles d’art … ).

Il a également fondé les associations « Espace Musical » en 1981 qui organise des concerts de musique électroacoustique et « Théâtrophone » en 1990, une association consacrée au théâtre sonore.

Il est l’auteur de plusieurs pièce de théâtre-musical: Le Langage des oiseaux (1980), Tutti Média (1989), Tonmeister Orpheus (1994/2000)…Il a également composé des musiques électroacoustiques de concert : Murs et Murmures, Le Complexe du Simple, Wind’sWings, Rotations… et des pièces dramatiques électroacoustiques.
Roland Cahen a aussi travaillé en tant qu’auteur compositeur et metteur en scène au théâtre, notamment avec la compagnie « actuel free théâtre » de 1982 à 1992, puis pour le ballet avec le chorégraphe Bruno Genty (1991-2001). Il a ensuite créé divers ouvrages sonores et musicaux pour le cinéma, l’animation 3D et l’image interactive comme Icare (vitualité) en 1997, Bandonéon en 2003-04 et il a participé à la conception de contenu sonore et multimédia pour le cédérom Léopold Sédar Senghor (1998) et pour l’architecture et l’urbanisme… Il participe également à des projets de conception sonore muséographiques (Musée du Quai Branly, MCUR, Centre Culturel et Touristique du Vin).

En 1983, il crée avec Pierre Boeswillwald le Département de Musique Électroacoustique d’Amiens et y enseigne jusqu’en 1994. En 1993, il reprend l’Atelier de Création Sonore de Montbéliard. Il a également animé le Forum des Nouvelles Musiques du FIMU et participé aux activités du CICV Pierre SCHAEFFER de l’Institut de Bourges (IMEB) et du Studio Delta P de La Rochelle de l’IRCAM, du GRM et du CUBE.

Il a été enseignant au Centre de Formation des Musiciens Intervenants de l’Université de Lille III entre 94 et 97, et rédacteur musical au magazine Nov’Art (92-97).

Depuis 2000, il est responsable du studio de création sonore de l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle (ENSCI – les Ateliers). Entre 2001 et 2004 il a également travaillé à l’Ircam en tant que concepteur et développeur des applications pédagogiques MusiqueLab pour le Ministère de l’Education Nationale (2001-2003) et responsable artistique du projet de recherche PHASE avec l’équipe Analyse Synthèse (2003-2004), ouvrage présenté notamment lors de l’exposition « Ecoute » au Centre Georges Pompidou en 2004. …)

Il a réalisé des installations sonores pour des musées (musée du Quai Branly, Institut Royal d’Histoire Naturelle de Bruxelles) et d’autres projets avec l’agence X-TU. Il est également coordinateur du projet de recherche Topophonie (www.topophonie.fr) et membre du CA d’ART3000 (Le Cube).

 

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Créateur limite, limite créateur

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L’empêchement numérique. Agir ou empêcher d’agir ?

Dans les droits anglo-américain, la procédure juridique d’impeachment consiste à destituer un haut fonctionnaire pour l’empêcher d’(e mal) agir. Mais le pouvoir d’empêchement ou de blocage le plus courant, loin d’être aussi vertueux, est celui que les corporations utilisent pour dissuader toute réforme en les réduisant à des velléités, celui du décisionnaire qui ne sait répondre que «non », bref la victoire de la bêtise contre l’intelligence.

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Sociéte numérique : Vers une civilisation de l’empathie ? / 1er octobre 2011

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L’empathie : trop polie pour être honnête ?

Ma définition : Façon de ressentir en tant que spectateur, joueur, auditeur, les sensations, sentiments, exprimés par un personnage dans l’œuvre ou par l’œuvre elle même, si tant est qu’elle puisse en avoir ou nous le faire croire.
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