She Loves Control

« She loves control » de Franck Ancel / Photographie © Nadia Rabhi

« She loves control » de Franck Ancel / Photographie © Nadia Rabhi

Je souhaite partager avec vous le lancement de mon troisième livre électronique sous le titre She Loves Control, désormais disponible Google play via ebk : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.ebooklr.shelovescontrol. C’est en découvrant l’épilepsie chez une personne que le chanteur Ian Curtis a découvert la sienne. Il en tirera la chanson She’s Lost Control.

Du renversement de la perte en amour, du “lost“ en “love“, j’ai tiré aussi le titre de ma dernière œuvre en néon, qui sert aussi d’illustration de couverture. Je propose également cette pièce d’art en acquisitions, multiple de 23, aux 23 Fond Régionaux d’Art Contemporain de France, à l’heure du centenaire de William S. Burroughs, pour qui le chiffre 23 fait sens.

Mon engagement dans mon autre œuvre >< imaginée dès 1998, sur le lieu même du suicide de Walter Benjamin, intègre une position dont les fragments dans mon histoire apportent un éclairage supplémentaire sur cette approche du contrôle, comme une autre manière de poser notre rapport à un état.

En détournant ce titre, tel un fragment d’histoire dans l’esprit d’un Walter Benjamin, j’ai créé une œuvre qui illustre aussi ce texte tant sur le fond que la forme. Cet état de détournement n’est pas sans évoquer un autre rapport au plagiat et/ou à l’auteur, dans le sens d’une prise de conscience.

A l’heure d’une culture numérique, les enjeux de liberté demandent un contrôle personnel, car au risque de choquer, certains profitent des espaces ouverts des réseaux pour y piocher l’expérience des autres au lieu de cultiver les siennes dans le partage.

Il est temps de repositionner quelques vertus bouddhistes d’un Merce Cunningham car il n’y a aucun gagnant à ce genre de jeux. « Ce qui pour certains est un spectacle splendide, n’est pour d’autres qu’ennui et agitation ; ce qui pour certains semble aride est pour d’autres l’essence même de l’art héroïque. Et l’art n’est ni le meilleur ni le pire. »

Le partage à l’heure de sa reproductibilité numérique est encore une expérience réelle ou ne sera plus. Toute licence en art n’est pas simplement une idée mais une invitation concrètement mise en place dans certaines de mes productions.

Lors d’un atelier Port électronique dans le cadre d’une manifestation dédiée aux nouvelles technologies, sa forme était un rendez-vous ludique et en réseau au café de l’Opéra à Bordeaux, accompagné de 11 mots clés vers 64 entrées à partager.

Ce que j’explore depuis 2001, avec de telles œuvres post-scénographiques, n’est autre que la mise en jeu d’une ré-partition, de nouvelles situations, dans notre environnement numérique.

Franck Ancel